En Corrèze, nous avons l’habitude de voir des paysages verts. Pourtant, cela ne protège pas les jardins des fortes chaleurs.
Après plusieurs jours sans pluie, le sol durcit, les feuilles s’abaissent, les jeunes plantations commencent à souffrir et la pelouse jaunit. Le premier réflexe consiste souvent à arroser davantage. Ce n’est pourtant pas toujours la bonne réponse.
Pour traverser une canicule, un jardin doit surtout conserver l’humidité déjà présente dans son sol. L’eau doit ensuite être apportée au bon endroit, dans une quantité suffisante et uniquement lorsque cela est nécessaire.
Les réponses diffèrent également selon les secteurs. Un jardin exposé plein sud dans le bassin de Brive ne réagit pas comme un terrain situé autour d’Égletons. La nature du sol, l’altitude, le vent, la pente et l’âge des plantations changent complètement la manière d’intervenir.
Depuis 31 ans, les équipes de SEVE Paysage créent et entretiennent des jardins en Corrèze. Voici les gestes que nous recommandons pour protéger votre extérieur pendant les périodes de forte chaleur et le préparer aux étés à venir.
L’essentiel à retenir
Pendant une canicule, quatre actions font réellement la différence :
- couvrir la terre avec une couche suffisante de paillage ;
- privilégier un arrosage lent et profond plutôt que de petits apports quotidiens ;
- concentrer l’eau sur les jeunes plantations et les végétaux les plus fragiles ;
- accepter que certaines zones, notamment une pelouse bien implantée, changent temporairement d’aspect.
Pour donner quelques repères, un arrosage peut représenter environ 10 à 20 litres pour une vivace développée, 30 à 50 litres pour un arbuste et 50 à 100 litres pour un jeune arbre. Ces quantités sont indicatives : elles doivent toujours être adaptées à la taille du végétal, à son ancienneté et à la capacité du sol à retenir l’eau.
À plus long terme, la résistance du jardin repose sur sa conception : présence d’ombre, qualité du sol, densité des plantations, choix des végétaux et organisation de l’arrosage.